Illustration de la proposition

Rendre les médias au peuple

Par Admin | 📅 20/03/2026 | 👁️ 1 | 👍 0 | 📝 Amender cette proposition
#Défense
  • | Pour « rendre les médias au peuple », le Projet propose une socialisation radicale de l'information et le démantèlement des empires médiatiques privés. Cette mesure vise à briser l'influence des puissances financières sur l'opinion publique pour restaurer une véritable indépendance démocratique. Voici les axes principaux de cette transformation : 1\. Expropriation et transformation en SCOP Le projet prévoit de retirer la propriété des médias aux grands groupes industriels et financiers pour la transférer aux citoyens et aux travailleurs du secteur :
  • Expropriation des « propriétaires oligarchiques » : Les participations médiatiques de personnalités comme Bouygues, Lagardère, Drahi, Bolloré, Arnault, Saadé, Kretinsky et Niel seraient saisies et rétrocédées gratuitement aux citoyens.
  • Modèle coopératif : Toutes les structures médiatiques seraient transformées en SCOP (Sociétés Coopératives et Participatives), avec une redistribution intégrale du capital aux salariés et aux citoyens.
  • Fondations autogérées : Les empires démantelés seraient confiés à des fondations d'adhésion libre et autogérées par les citoyens eux-mêmes. 2\. Un nouveau modèle de financement Pour garantir l'indépendance sans dépendre de la publicité ou des actionnaires, le projet instaure deux leviers financiers :
  • Taxe sur les fournisseurs d'accès (FAI) : Un plan de financement citoyen serait abondé par une taxe prélevée sur les abonnements internet.
  • Le choix impositif : Inspiré du modèle allemand, chaque citoyen pourrait choisir directement sur sa feuille d'impôts les médias qu'il souhaite financer.
  • Suppression des aides actuelles : Les aides à la presse existantes, la niche fiscale des journalistes et les subventions aux écoles de journalisme privées seraient supprimées. 3\. Infrastructures physiques et accès public Le projet prévoit de transformer des lieux prestigieux en outils de production pour le peuple :
  • Palais des médias citoyens : L'ancienne Bourse (Palais Brongniart) accueillerait des rédactions et des studios audiovisuels ouverts aux citoyens.
  • Imprimeries de la République : Des structures seraient créées pour permettre aux médias citoyens de diffuser physiquement leurs idées.
  • Écoles et ateliers : La Maison de la Radio deviendrait une école publique pour initier les citoyens aux codes de la radio, tandis que le siège de France Télévisions permettrait d'apprendre les codes de l'audiovisuel.
  • Production ouverte : La Gaîté Lyrique et d'autres espaces mettraient des outils de production (studios, caméras) à disposition de toute personne ayant un projet structuré. 4\. Régulation et protection de l'information L'encadrement juridique serait durci pour empêcher tout retour de l'influence économique :
  • Arcom citoyenne : La composition de l'Arcom deviendrait populaire et ses pouvoirs seraient étendus à la presse écrite.
  • Infraction d'atteinte à l'indépendance : Une nouvelle infraction pénale sanctionnerait toute pression économique sur les rédactions.
  • Transparence des journalistes : Les journalistes auraient l'obligation de déclarer tout conflit d'intérêts sous peine de poursuites.
  • Fin de la publicité publique : La publicité serait supprimée sur les radios publiques, et l'État cesserait de commander des programmes à des sociétés de production privées pour ses chaînes. | | :---- |

�� Pourquoi exproprier les propriétaires actuels des médias ?

Réponse rapide : Pour mettre fin au conflit d'intérêts permanent où neuf milliardaires contrôlent 90 % de l'information. Un industriel qui vit de commandes publiques ne peut pas posséder un journal qui doit enquêter sur l'État.

Détail : Les empires de Bolloré, Arnault ou Drahi ne sont pas des entreprises de presse classiques, mais des outils d'influence. En les transformant en SCOP (Sociétés Coopératives), le Projet redonne le pouvoir aux journalistes et aux lecteurs. Le capital est redistribué : ce sont ceux qui font l'information et ceux qui la reçoivent qui possèdent l'outil de production.

�� Comment les médias vont-ils survivre sans la publicité ni les actionnaires ? Réponse rapide : Par un financement citoyen direct et une taxe sur les géants du numérique (FAI), garantissant une totale indépendance vis-à-vis des annonceurs.

Détail : Le financement reposera sur deux piliers :

1\. Une taxe sur les abonnements internet (FAI) qui alimente un fonds commun. 2\. Le "choix impositif" : sur votre déclaration d'impôts, vous fléchez directement l'argent vers les médias que vous estimez utiles. C'est le citoyen qui décide qui mérite d'exister, et non plus le marché publicitaire.

�� Qu'est-ce que l'infraction d'atteinte à l'indépendance éditoriale ?

Réponse rapide : Une loi pénale qui punit tout propriétaire ou annonceur qui tenterait de faire pression sur un journaliste pour modifier ou censurer une information.

Détail : Aujourd'hui, un actionnaire peut menacer de couper les budgets si un article lui déplaît. Demain, cet acte sera un délit pénal. Couplé à l'obligation pour les journalistes de déclarer leurs conflits d'intérêts, cela garantit que l'information redevient un bien public protégé, au même titre que la justice.

�� Pourquoi supprimer la publicité sur Radio France et France TV ?

Réponse rapide : Pour que le service public ne soit plus l'esclave de "l'audimat" et de la consommation, mais se concentre sur l'instruction et la culture.

Détail : La publicité dicte la programmation. En la supprimant totalement, on libère du temps de cerveau disponible pour des programmes de fond. L'État cessera aussi d'acheter des programmes à des boîtes de production privées (souvent détenues par les mêmes milliardaires) pour produire ses propres contenus en interne avec ses moyens nationaux.

�� Est-ce que l'expropriation n'est pas une atteinte à la liberté d'entreprendre ?

Réponse rapide : La liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le droit des citoyens à une information honnête. Les médias ne sont pas des usines de chaussures, ce sont des outils de la démocratie.

Détail : La Constitution garantit le droit à l'information. Or, la concentration actuelle des médias entre quelques mains prive les citoyens de ce droit. Il s'agit d'une mesure de salut public : nous ne supprimons pas les médias, nous les libérons de la tutelle financière pour les rendre à ceux qui les font.

�� Si l'État finance les médias via une taxe, ne vont-ils pas devenir des outils de propagande ?

Réponse rapide : Non, car ce n'est pas le Gouvernement qui distribue l'argent, c'est le citoyen via son "choix impositif".

Détail : Le système est décentralisé. Sur votre déclaration d'impôts, vous cochez les médias que vous soutenez. L'État n'est qu'un collecteur technique. Si un média fait de la propagande pro-gouvernementale et que le peuple ne l'aime pas, il ne recevra plus de financement et disparaîtra. Le pouvoir est entre les mains du lecteur, pas du ministre.

�� Que devient le statut des journalistes dans ce modèle ?

Réponse rapide : Ils deviennent des coopérateurs protégés, libérés de la peur du licenciement pour motif "politique".

Détail : En transformant les médias en SCOP, les journalistes deviennent co-propriétaires de leur outil de travail. La suppression de la "niche fiscale" des journalistes est compensée par une revalorisation des salaires au sein des rédactions grâce à l'arrêt du versement des dividendes aux milliardaires. Un journaliste n'aura plus besoin d'être "souple" avec l'actionnaire pour garder son poste.

�� Comment fonctionnera concrètement le "Palais des médias citoyens" au Palais Brongniart ?

Réponse rapide : Comme une université populaire de l'info, où le matériel de pointe est mis à disposition des projets sérieux validés par l'Arcom populaire.

Détail : Le Palais Brongniart ne sera plus le temple de la Bourse, mais celui de la libre parole. Si un collectif de citoyens, une association ou un groupe de journalistes indépendants veut lancer un podcast, un journal papier ou une chaîne web, ils y trouveront des studios, des monteurs et des imprimeries. L'accès est gratuit, sous réserve d'un projet structuré respectant la déontologie.

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