Référendum sur l'appartenance à l'UE et à l'OTAN
- 1\. Le Référendum sur l’Union Européenne et l’Euro Le projet prévoit une remise en question profonde des traités européens, organisée selon un calendrier et des conditions strictes.
- Contenu du référendum : Les citoyens devront se prononcer, via un référendum fondé sur l'article 11 de la Constitution, sur la sortie de l'Union Européenne, de l'euro et/ou de l'espace Schengen.
- Calendrier : Cette consultation doit intervenir dans les vingt-quatre mois suivant la prise de pouvoir.
- Débat apartisan : Avant le vote, un temps de débat "apartisan" est imposé, durant lequel les représentants en fonction ne doivent adopter aucune position officielle pour ne pas influencer le scrutin.
- Transition monétaire : Avant même le vote, des mesures conservatoires seraient prises pour préparer l'hypothèse d'un passage à une monnaie souveraine. Le projet prévoit une renationalisation progressive de la production monétaire.
- Désengagement normatif : En attendant l'issue du vote, la France délierait son activité économique des directives de Bruxelles et commencerait à "autonomiser" sa production de normes pour retrouver une politique de puissance souveraine.
- 2\. Le Référendum sur l’appartenance à l’OTAN Le volet militaire du projet prône une indépendance stratégique totale, isolée du commandement intégré atlantique.
- Sortie de l'Alliance : Un référendum spécifique portera sur la sortie de l'OTAN.
- Rupture technique et opérationnelle : Le projet impose l'abandon immédiat des certifications et de l'interopérabilité systématique avec les systèmes de l'OTAN.
- Fin des interventions indirectes : Le programme stipule l'arrêt des livraisons d'armes à l'Ukraine et le retrait des armées françaises des régions où elles ne sont pas explicitement espérées.
- Expulsion des influences étrangères : Le projet prévoit l'expulsion de la CIA (dont l'antenne parisienne est citée au 14 boulevard Haussmann) et le démantèlement des dispositifs d'espionnage étrangers sur le sol national.
- 3\. La Reconstruction des Alliances (L'Après) La sortie de ces instances ne signifie pas l'isolement, mais une mutation vers une coopération bilatérale.
- Nouveaux ensembles : le projet propose la création d'une Union des peuples européens et d'une Union des peuples francophones pour remplacer les structures bureaucratiques actuelles.
- Partenariats stratégiques : La Russie redeviendrait un "partenaire principiel" afin de rééquilibrer les rapports avec l'Allemagne.
- Axe Méditerranéen : Le projet privilégie des alliances avec l'Espagne, l'Italie et le Portugal pour créer une union politique méditerranéenne.
�� Pourquoi sortir de l’UE plutôt que d’essayer de changer les règles du jeu ?
Réponse rapide : Les traités européens sont quasi-impossibles à modifier car ils exigent l'unanimité des 27 pays.
Détail : Le Parlement européen n'a aucun pouvoir d'initiative législative ; ce pouvoir appartient à la Commission européenne, organe non élu. Pour mettre en place nos priorités (prix planchers agricoles, nationalisation de l'énergie), nous devons nous libérer des traités qui interdisent le protectionnisme et la nationalisation. On ne peut pas "réformer" une institution dont les fondements mêmes (concurrence libre et non faussée) sont opposés à nos intérêts nationaux.
�� Peut-on sortir de l’UE sans passer par un Frexit brutal ?
Réponse rapide : Oui. L'Article 50 du Traité sur l'Union Européenne prévoit une procédure de sortie ordonnée. Comme pour le Royaume-Uni, une période de transition permet de négocier de nouveaux accords commerciaux, diplomatiques et sécuritaires sans rupture soudaine des échanges.
Détail : Le terme "brutal" est souvent utilisé pour effrayer les électeurs. En réalité, une sortie souveraine et réfléchie s'appuie sur trois piliers :
1\. Le cadre légal (L'Article 50\) : La sortie n'est pas un acte unilatéral sauvage, c'est l'activation d'un droit inscrit dans les traités. Une fois le référendum voté, la France dispose d'un délai minimal de deux ans pour négocier son retrait. Durant cette période, les règles actuelles continuent de s'appliquer, ce qui laisse le temps aux entreprises et aux administrations de s'adapter. 2\. La transition progressive (Le modèle des accords bilatéraux) : Sortir de l'UE ne signifie pas arrêter d'échanger avec nos voisins. La France est la 2ème économie d'Europe et le premier carrefour géographique du continent. L'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne ont un besoin vital de continuer à vendre leurs produits en France. Nous négocierons des accords de libre-échange sur mesure, comme le font déjà la Suisse ou la Norvège, qui ne sont pas dans l'UE mais commercent librement avec elle.
3\. La reprise du contrôle monétaire et législatif : Le "choc" éventuel est amorti par la récupération immédiate de notre souveraineté : Fin de la contribution nette : Nous récupérons environ 10 milliards d'euros par an (notre surplus versé à Bruxelles) pour soutenir nos secteurs sensibles dès le premier jour. Souveraineté réglementaire : Nous pourrons supprimer immédiatement les directives européennes absurdes qui pèsent sur nos PME et nos agriculteurs, redonnant ainsi un "appel d'air" à l'économie française.
4\. L'expérience du Brexit : un bilan loin des catastrophes annoncées. Malgré une campagne médiatique annonçant l'apocalypse au Royaume-Uni (pénuries massives, effondrement financier), le pays est toujours debout. Le chômage y est resté bas et le pays a pu gérer sa propre stratégie vaccinale ou ses accords de défense de manière autonome. La France, avec son industrie nucléaire et son domaine maritime, possède des atouts encore plus puissants pour réussir sa sortie.
�� Si on sort de l’UE on est obligé de revenir sur un autre système monétaire que l’euro ?
Réponse rapide : C'est un choix démocratique qui sera soumis à référendum, mais c'est le levier de notre souveraineté économique.
Détail : Garder l'Euro tout en sortant de l'UE est techniquement complexe et limite notre autonomie. Retrouver une monnaie nationale (ou une monnaie commune de type ECU pour les échanges) permet à la France de piloter ses taux d'intérêt et sa dette. Cela met fin à l'austérité imposée par la Banque Centrale Européenne (BCE) et permet de financer directement la reconstruction de nos services publics.
�� La France est le 1er bénéficiaire de la PAC, que va-t-il devenir de nos agriculteurs français ?
Réponse rapide : C'est une illusion comptable. La France récupérera plus d'argent qu'elle n'en perd.
Détail : La France est un contributeur net : nous versons environ 25 milliards d'euros par an à l'UE et n'en recevons que 15 (dont la PAC). En sortant, nous récupérons un "bonus" de 10 milliards d'euros. Cet argent sera utilisé pour créer une Politique Agricole Nationale plus généreuse, sans la bureaucratie européenne, garantissant aux agriculteurs des revenus dignes grâce aux prix planchers.
\- Le site officiel budget.gouv.fr : Il confirme que la France est le 2ème plus gros contributeur de l'Union derrière l'Allemagne, avec 27,2 milliards d'euros versés au titre de l'année 2023\. *Source : La France dans l'Union Européenne \- budget.gouv.fr*
\- Un rapport d'information de la Commission des Finances, évoque la contribution de la France “Au moment d’évoquer la réalité des bénéfices financiers que la France tire de l’Union européenne, il faut relever que la contribution nette de la France, entendue comme le solde entre ce que nous versons à l’Union européenne et les fonds qui sont investis par l’Union européenne en France, ne cesse de gonfler. Elle est passée de 7,6 milliards d’euros au titre du CFP 2014‑2020 à 10,4 milliards d’euros en moyenne au titre des trois premières années du CFP 2021-2027. *Source :*
Réponse rapide : L'avantage principal est la liberté : la France reprend le contrôle de ses taux d'intérêt et peut dévaluer sa monnaie pour booster ses exportations. L'inconvénient principal est le risque d'inflation importée (hausse du prix de l'énergie et des produits étrangers) pendant la phase de transition.
Détail “Les Avantages” :
\- Le financement des services publics : Aujourd'hui, l'État français doit emprunter sur les marchés financiers et payer des intérêts élevés. Avec notre monnaie, la Banque de France pourrait financer directement nos projets (Hôpitaux, Écoles) sans passer par les banques privées.
\- La relance de l'emploi (Dévaluation) : L'euro est une monnaie "trop chère" pour nous. En retrouvant une monnaie adaptée à notre économie, nos produits (vin, voitures, technologie) deviennent moins chers à l'export. Cela incite les entreprises à réinstaller leurs usines en France.
\- La fin de l'austérité : On ne serait plus obligés de suivre les règles européennes qui imposent de couper dans les budgets sociaux pour réduire la dette.
�� Les Français ne risquent-ils pas d’être isolés s’ils quittent l’UE ? Réponse rapide : Non, le monde ne se limite pas aux 27 pays de l'UE.
Détail : La France possède le deuxième domaine maritime mondial et un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Sortir de l'UE, c'est redevenir une puissance mondiale capable de signer des accords bilatéraux avec les puissances émergentes, l'Afrique, l'Asie et les Amériques, sans être contrainte par les intérêts de Berlin ou Bruxelles.
�� L’UE ou l’OTAN ne protègent-elles pas la paix en Europe ?
Réponse rapide : La paix dépend de la diplomatie et de la dissuasion, pas de l'alignement militaire.
Détail : L'OTAN est une alliance qui nous entraîne dans des conflits qui ne nous concernent pas. En sortant du commandement intégré, la France retrouve son rôle de "puissance médiatrice". Concernant l'UE, l'histoire montre que c'est la prospérité et la démocratie qui font la paix ; l'UE actuelle, en créant de la misère sociale par l'austérité, génère au contraire des tensions entre les peuples.
�� Qu’est ce que l’OTAN ?
L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) est une alliance militaire de 32 pays créée en 1949\.
- Son pilier (Article 5\) : C'est la "clause de solidarité". Si un pays membre est attaqué, tous les autres ont l'obligation de l'aider.
- Sa gouvernance : Bien que basée à Bruxelles, l'alliance est pilotée stratégiquement par les États-Unis (le chef militaire est toujours un général américain).
- Son financement : Elle repose sur le budget de chaque pays (objectif de 2% du PIB consacré à la défense) et une contribution directe pour le fonctionnement de ses quartiers généraux.
�� Les avantages de sortir de l’OTAN ?
Le risque d'engrenage : Avec l'élargissement permanent de l'OTAN à l'Est, la France risque d'être entraînée dans des conflits qui ne menacent pas directement son territoire, mais qui sont le résultat de tensions entre de grandes puissances (USA vs Russie/Chine).
La perte d'autonomie : Être dans l'OTAN, c'est accepter que notre stratégie de défense soit coordonnée par des structures dominées par les États-Unis. En sortir, c'est rendre à l'armée française sa liberté totale d'action. La préférence industrielle : L'OTAN pousse ses membres à acheter du matériel américain pour être "interopérables". Sortir de l'alliance permet de sanctuariser notre budget pour le matériel "Made in France".
�� Si on sort de l’UE, est ce que ça ne va pas affaiblir la France ?
Réponse rapide : Bien au contraire. La France est l'une des rares nations au monde à posséder tous les attributs d'une grande puissance : un siège à l'ONU, l'arme nucléaire, et le 2ème domaine maritime mondial. Sortir de l'UE, c'est libérer ces atouts des contraintes de Bruxelles pour que la France reprenne sa place de leader mondial indépendant.
�� Si la France quitte l’UE, perdra-t-elle ses subventions ?
Réponse rapide : En termes de subventions brutes la France est le 1er pays bénéficière, en revanche, en termes de profil (contribution \- subvention) la france est perdante.
Détail : La France finance ses propres subventions via son versement à l'UE. En récupérant l'intégralité de sa contribution, l'État français aura davantage de moyens pour financer les régions, la recherche et les infrastructures, sans subir les critères de sélection souvent déconnectés du terrain imposés par Bruxelles.
�� Quel pays a le plus de subventions ?
Réponse rapide : En termes de subventions reçues (Brut), la France est 1ère. MAIS en termes de profit réel (Bénéficiaire net), la Pologne est 1ère.
![][image1]��Pourquoi l'allemagne ne veut pas que des pays sortent de l'.UE
- L'économie allemande repose sur l'exportation (automobile, machines-outils, chimie). L'UE lui offre un marché de 450 millions de consommateurs sans aucune barrière douanière. Le danger pour elle : Si la France sort, elle pourrait rétablir des taxes aux frontières (protectionnisme) pour protéger ses propres usines. L'Allemagne perdrait alors son plus gros client européen.
- Si l'Allemagne avait gardé le Deutsche Mark, sa monnaie serait très forte car son économie est puissante, ce qui rendrait ses produits très chers. L'Euro, parce qu'il englobe des économies moins fortes (France, Italie, Espagne), reste "artificiellement" bas. Le bénéfice : Cela permet à l'Allemagne de vendre ses BMW ou ses machines partout dans le monde à un prix beaucoup plus compétitif que si elle avait sa propre monnaie. Le départ de la France ferait exploser l'Euro, rendant les produits allemands invendables.
- L'Allemagne est le premier contributeur net, mais elle ne veut pas être la seule à payer pour les pays les plus pauvres de l'Union. La France comme partenaire de paiement : La France est le 2ème contributeur. Si la France part, l'Allemagne devrait soit payer la part française (plusieurs milliards), soit accepter l'effondrement des pays du Sud qu'elle subventionne pour qu'ils continuent d'acheter allemand.