Illustration de la proposition

Relance d’une production industrielle nationale

Par Admin | 📅 20/03/2026 | 👁️ 1 | 👍 0 | 📝 Amender cette proposition
#Souveraineté
  • | La réindustrialisation massive de la France est l'un des piliers majeurs du volet « Investir » du Projet. Elle vise à restaurer la prospérité et la dignité nationale en mettant fin à la dépendance vis-à-vis des puissances étrangères et des marchés mondiaux. Voici les axes détaillés de cette relance industrielle : 1\. Une planification et un pilotage d'État Le projet propose une reprise en main directe de l'économie par la puissance publique :
  • Commissariat au Plan : Fusionné avec l'Agence des participations de l'État (APE), cet organe devient le moteur de l'attractivité industrielle par la modulation de la fiscalité et la création de filiales intégrées.
  • Ministère de la Production : Un ministère d'État regroupe la Société, la Production, le Travail, les Finances et l'Industrie pour centraliser les décisions stratégiques.
  • Financement productif : Création d'établissements bancaires publics spécialisés par secteurs industriels, sous la tutelle du gouvernement, pour financer directement l'appareil productif. 2\. Reconstruction de filières intégrées et stratégiques L'objectif est de reconstruire des chaînes de production complètes, de l'extraction au recyclage :
  • Secteurs traditionnels : Relance prioritaire de la métallurgie et du textile.
  • Pôle de Défense : Nationalisation progressive de MBDA et reprise en main des conseils d'administration de Dassault, Thales et Airbus pour aligner la production privée sur les priorités de la patrie.
  • Santé souveraine : Création d'une industrie pharmaceutique publique et d'un pôle de recherche universitaire rattaché pour garantir l'approvisionnement en médicaments.
  • Souveraineté Maritime : Expropriation de la CMA CGM et récupération des actifs portuaires cédés à MSC. 3\. Plan d'indépendance numérique sur 20 ans Inspiré par le modèle coréen, ce plan vise une capacité industrielle et logistique totale :
  • Matériel et Logiciel : Relocalisation des filiales de production de composants, création d'un corps d'État du logiciel et d'un opérateur unique des réseaux et télécoms.
  • Infrastructures : Développement de solutions de stockage de données souveraines (type OVH) et maîtrise des outils de production intermédiaires.
  • Silicon Valley française : Création de pôles technologiques via la commande publique dans les régions de Toulouse et de Lorraine. 4\. Protectionnisme et Préférence Nationale Pour soutenir cette production, le projet instaure des barrières et des incitations fortes :
  • Commande publique : Obligation pour l'État et les collectivités de réserver au moins 75 % de leurs appels d'offres à des entreprises nationales.
  • Droit de douane social et écologique : Mise en place de barrières tarifaires agressives pour détruire les avantages compétitifs des pays ne respectant pas les standards français.
  • Taxe kilométrique : Instauration d'une taxe aux frontières pour dissuader les délocalisations et l'importation de produits lointains.
  • Made-in-france.com : Création d'une plateforme nationale d'intermédiation pour tous les producteurs français, avec prise en charge des formalités par l'État. 5\. Innovation et Recherche de Rupture Le projet déplace le soutien à l'innovation du secteur privé vers le public :
  • Suppression du CIR : Le Crédit Impôt Recherche est supprimé au profit d'un doublement du budget du CNRS et d'une augmentation de 30 % des budgets universitaires.
  • FabLabs d'État : Mise à disposition gratuite de laboratoires de fabrication (imprimantes 3D, découpe laser, centres de données) pour offrir un accès public aux outils de production industrielle.
  • Lycées Polytechniques : Création d'établissements spécialisés pour former une nouvelle élite d'artisans, d'ingénieurs et de techniciens qualifiés. | | :---- |

�� N’est-il pas trop tard ? La France n'est-elle pas déjà trop désindustrialisée ?

Réponse rapide : Non, car l'industrie moderne ne demande plus des millions d'ouvriers non qualifiés, mais de la technologie, de l'énergie et des infrastructures. La France possède encore ces trois atouts. Détail : La désindustrialisation a été un choix politique, pas une fatalité. D'autres pays ont prouvé qu'on peut reconstruire vite. Le Japon et l'Allemagne ont été rasés en 1945 et sont redevenus des géants en 15 ans. La France possède encore des ingénieurs d'excellence et un réseau de transport unique. Ce qu'il manque, c'est la volonté politique et une énergie à bas prix. Le Projet n'essaie pas de sauver le passé, mais de bâtir l'industrie de 2050 (numérique, mer, nucléaire, recyclage).

�� Est-ce réellement possible d’être compétitif avec les salaires français ?

Réponse rapide : Oui, car le coût de la main-d'œuvre n'est qu'un facteur parmi d'autres. La compétitivité se gagne sur le prix de l'énergie et la baisse de la bureaucratie.

Détail : Dans une usine moderne automatisée, les salaires représentent souvent moins de 15%\* du prix final. Le vrai coût, c'est l'énergie et les taxes. En nationalisant l'électricité pour offrir un KWh à prix coûtant (grâce au nucléaire), nous donnons aux usines françaises un avantage que même la Chine n'aura pas. De plus, produire localement supprime les coûts de transport mondiaux et les taxes carbone aux frontières que nous allons instaurer.

\*Source :

\- Etude publié par le Boston Consulting Group (BCG)

\- Les Echos

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�� D'autres pays d'Europe réussissent-ils là où nous échouons ?

Réponse rapide : Oui. L'Allemagne, l'Italie et même la Pologne ont gardé une industrie forte en refusant de tout abandonner aux services.

Détail :

  • L'Italie : C'est la 2ème industrie d'Europe. Elle réussit grâce à un réseau incroyable de PME familiales hyper-spécialisées (machines-outils, textile de luxe, design).
  • L'Allemagne : Elle a protégé son industrie en imposant ses normes à toute l'Europe et en gardant un lien étroit entre ses banques et ses usines.
  • La Pologne : Elle est devenue l'usine de l'Europe en investissant massivement dans l'enseignement technique et les infrastructures.

La leçon : Ces pays montrent que l'industrie reste le seul moteur solide de la richesse. La France est la seule grande nation à avoir cru au mythe du "pays sans usines".

�� Est-ce que le projet ne va pas nous couper du commerce mondial ? Réponse rapide : Non, il s'agit de passer d'une dépendance totale à un commerce équitable.

Détail : Nous continuerons d'exporter nos avions, nos vins et notre luxe. Mais nous arrêterons d'importer ce que nous pouvons faire ici (médicaments, meubles, métaux). C'est ce qu'on appelle la "Souveraineté". Un pays qui ne produit rien n'a aucun pouvoir de négociation. Un pays industriel est un pays respecté.

�� Est-ce que le "protectionnisme" ne va pas faire monter les prix ?

Réponse rapide : À court terme, certains produits importés augmenteront, mais à long terme, la production locale et l'énergie moins chère stabiliseront les prix tout en augmentant les salaires.

Détail : Nous instaurons une taxe kilométrique : plus un produit vient de loin et pollue, plus il est taxé. En parallèle, l'obligation de 75 % de préférence nationale dans les achats publics (écoles, armée, hôpitaux) garantit des carnets de commandes pleins pour nos entreprises, permettant de baisser les coûts par l'effet d'échelle.

�� Est-ce que taxer les produits venant de loin ne va pas nuire au pouvoir d’achat?

Réponse rapide : À court terme, certains produits "bas de gamme" importés augmenteront. Mais ce surcoût est compensé par trois leviers massifs : la baisse drastique des factures d'énergie, la création d'emplois locaux mieux payés et la suppression de taxes inutiles. La taxe kilométrique ne frappe pas les produits de première nécessité que nous ne pouvons pas produire (comme le café ou le cacao). Elle frappe les produits qui font une concurrence déloyale à nos agriculteurs et artisans.

Détail : L'objectif est de passer d'une "société de consommation de gadgets jetables" à une "société de vie digne". Le premier poste de dépense qui étrangle les petits budgets, ce n'est pas le prix du T-shirt, c'est l'électricité, le chauffage et le carburant. En nationalisant l'énergie et en sortant du marché européen, nous baissons immédiatement les factures de 30 % à 40 %.

Actuellement, en raison des règles du marché européen de l'énergie, le prix de l'électricité en France est aligné sur le coût de la dernière centrale appelée pour répondre à la demande en Europe, qui est souvent une centrale à gaz (souvent située en Allemagne). Même si la France produit 70 % de son électricité via le nucléaire (coût stable et bas), les Français paient leur électricité au prix du gaz mondial.

*Source (Le Monde) : Pourquoi le prix de l'électricité est-il lié à celui du gaz en Europe ?*

Revenir à un tarif basé sur les coûts réels de production français (le "prix coûtant") au lieu du prix de marché permettrait une baisse immédiate. Plusieurs économistes et rapports parlementaires (notamment ceux de la commission d'enquête sur la perte de souveraineté énergétique) confirment qu'en "décorrélant" le prix de l'électricité de celui du gaz, on peut retrouver les tarifs des années 2010, soit environ 35 % à 40 % de moins que les tarifs de crise actuels.

Source (Public Sénat) : Prix de l’électricité : un rapport parlementaire dénonce le « dérapage » du marché européen �� Pourquoi nationaliser Dassault, Thales ou Airbus ?

Réponse rapide : Pour que notre défense ne dépende plus d'actionnaires privés ou de décisions prises à l'étranger (USA/Allemagne).

Détail : Ces entreprises vivent de l'argent public et de la recherche nationale. Il est anormal que l'État n'ait pas le plein contrôle de leur stratégie. En reprenant ces géants, nous arrêtons les programmes européens "vagues" (SCAF, MGCS) pour lancer des chantiers 100 % français, comme un second porte-avions nucléaire, garantissant une autonomie totale de nos armées. Dassault, Thales et Airbus réalisent une immense partie de leur chiffre d'affaires grâce aux commandes de l'État français (vos impôts). De plus, leur recherche est massivement financée par le Crédit Impôt Recherche. Le constat : Il est incohérent que l'État finance le risque et la recherche, mais que les bénéfices soient reversés à des fonds d'investissement privés (comme BlackRock ou Vanguard, présents au capital) ou à des familles milliardaires.

�� Comment peut-on concurrencer les géants du numérique (GAFAM) ?

Réponse rapide : En suivant le "modèle coréen" : une alliance entre l'État et de grands pôles industriels nationaux pour fabriquer nos propres composants et serveurs.

Détail : On ne peut pas être souverain avec des logiciels américains et des puces chinoises. Le plan sur 20 ans prévoit de recréer un pôle comme Alcatel et d'utiliser la commande publique pour faire émerger des champions technologiques en Lorraine et à Toulouse. C'est une question de sécurité nationale.

�� Qu'est-ce que les "FabLabs d'État" et les lycées polytechniques ? Réponse rapide : C'est la démocratisation de l'outil de production et l'excellence pour les métiers manuels. Détail : L'industrie de demain demande des ouvriers hautement qualifiés. Nous créons des lycées polytechniques pour former des artisans-ingénieurs. Les FabLabs d'État permettront à chaque citoyen d'accéder gratuitement à des machines de haute technologie (imprimantes 3D, découpe laser) pour inventer et produire localement.

�� Pourquoi une industrie pharmaceutique publique ?

Pendant le COVID, la France a manqué de paracétamol produit en Chine. C'est inacceptable. Une entreprise publique produira les médicaments essentiels sans chercher le profit boursier, garantissant qu'aucune pharmacie française ne soit jamais en rupture de stock.

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