Illustration de la proposition

Santé Publique : Vers un Service Régalien et Souverain

Par Admin | 📅 20/03/2026 | 👁️ 1 | 👍 0 | 📝 Amender cette proposition
#Démocratie
  • | La lutte contre les déserts médicaux dans le Projet repose sur une transformation profonde du statut des soignants, passant d'un modèle libéral à une structure de corps publics d'État pour garantir une couverture sanitaire intégrale du territoire. Voici les détails de cette mesure issus des sources : 1\. Création de corps publics de médecins Le projet prévoit un plan national pour éradiquer les déserts médicaux en créant des corps de fonctionnaires dédiés à la santé de proximité :
  • Corps de médecins généralistes et ambulatoires : Création d'un corps public de praticiens dont la mission est de couvrir l'ensemble du territoire national.
  • Corps de médecine ambulatoire élargi : Ce corps ne se limite pas aux médecins, mais inclut également les infirmiers et les aides à domicile au sein de la fonction publique hospitalière.
  • Médecine scolaire : Création d'unités de médecine scolaire itinérantes (composées de généralistes, psychologues, ophtalmologues, etc.) et d'une filière spécifique d'infirmières scolaires. 2\. Statut et Valorisation des Praticiens Il ne s'agit pas simplement d'augmenter les salaires, mais de changer la place sociale du médecin :
  • Fonctionnarisat : Les soignants deviennent des "piliers de la patrie", au même titre que les enseignants ou les ingénieurs de recherche.
  • Formation humaine : Le cursus de formation pour ces nouveaux corps sera sélectif et centré sur la pratique et les rapports humains.
  • Autonomie financière : Une consultation sur les études de médecine vise à permettre l'autonomie financière des étudiants dès l'externat et à rendre ces études socialement plus accessibles. 3\. Réforme structurelle et administrative Le soutien à ces nouveaux corps publics nécessite de démanteler l'organisation actuelle :
  • Fin de la tarification à l'acte : Le système de rémunération est revu pour mettre fin à la tarification à l'acte, au profit d'une gestion publique centralisée.
  • Suppression des ARS : Les Agences Régionales de Santé (ARS) sont supprimées au profit d'une administration centrale restructurée et verticalisée pour accélérer les prises de décision.
  • Direction médicale : La gestion des hôpitaux ne sera plus partagée entre administratifs et soignants (diarchie), mais confiée à un corps de direction hospitalière composé de médecins. 4\. Pouvoir d'achat et Gratuité des soins
  • Encadrement des honoraires : Le projet impose un encadrement renforcé du dépassement d’honoraires.
  • Abolition des mutuelles privées : Elles sont remplacées par une mutuelle publique unique assurant des remboursements intégraux (dentaire, psychologues, traitements hormonaux de la ménopause).
  • Produits d'hygiène : Le projet instaure la gratuité des protections périodiques sans condition.
  • Service public de transport : Création d'un service public pour le transport des malades afin de faciliter l'accès aux soins dans les zones reculées. 5\. Souveraineté Pharmaceutique et Sanitaire
  • Industrie pharmaceutique publique : Création d'une structure d'État pour produire les médicaments essentiels à prix coûtant, rattachée à un pôle de recherche universitaire national en "libre accès" (Open Access).
  • Rupture avec les lobbies : Interdiction des visiteurs médicaux, de toute publicité pour les médicaments.
  • Monopoles d'État : Reprise du contrôle exclusif de la distribution de l'alcool, du tabac et de toute drogue (en cas de légalisation) pour supprimer le profit privé sur les produits nocifs.
  • Dépendance et grand âge : Nationalisation de la politique de dépendance et étatisation progressive des EHPAD, MAS et FAM. 6\. Transparence, Éthique et Environnement
  • Comité de santé publique : Remplacement du conseil scientifique par une instance mêlant professionnels et citoyens tirés au sort.
  • Pollutions environnementales : Indemnisation des victimes de la chlordécone et inclusion systématique des pathologies liées aux pesticides dans les maladies professionnelles.
  • Contrôle citoyen et pénal : Un affichage public des déclarations d’intérêt des médecins sera instauré sur un site étatique. Tout manquement ou conflit d'intérêt caché sera soumis à une répression pénale stricte. Le secret défense sur la gestion de la crise COVID-19 sera levé. *Résumé explicatif* L'objectif est de transformer la médecine de proximité en un service régalien équivalent à la police ou à l'éducation. En créant des corps de médecins fonctionnaires, l'État s'assure de pouvoir les déployer là où les besoins sont les plus criants, mettant fin au libre choix d'installation qui favorise les zones urbaines riches. Les médecins ne sont plus des entrepreneurs de santé, mais des serviteurs de la nation, formés et rémunérés par l'État pour garantir que chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, dispose d'un accès égalitaire aux soins et à des médicaments produits souverainement par une industrie publique débarrassée des lobbies. | | :---- |

�� Pourquoi transformer les médecins en fonctionnaires au lieu de donner des aides à l'installation ?

Réponse rapide : Parce que les incitations financières (primes, exonérations) ont échoué depuis 20 ans. Seul un statut de fonctionnaire d'État permet de garantir un médecin dans chaque village, comme on garantit un instituteur ou un gendarme.

Détail : Le modèle libéral actuel pousse les médecins à s'installer là où c'est le plus rentable ou agréable. En créant un corps public de médecins, l'État reprend la main sur la répartition géographique. En échange de la sécurité de l'emploi et de la décharge totale des tâches administratives (gestion du cabinet, secrétariat), les praticiens acceptent d'être déployés là où les besoins sont les plus critiques.

�� Est-ce que les patients auront toujours le choix de leur médecin ?

Réponse rapide : Oui, le libre choix demeure, mais avec la garantie d'avoir enfin une offre de soins réelle à proximité.

Détail : Aujourd'hui, dans de nombreux départements, le "libre choix" est un mythe car il n'y a plus de médecins disponibles. En créant des centres de santé publics et des unités de médecine itinérantes, nous restaurons la liberté d'accès aux soins pour tous les citoyens, quel que soit leur code postal.

�� La fin de la "tarification à l'acte", qu'est-ce que ça change pour le patient ?

Réponse rapide : Cela permet au médecin de passer plus de temps avec vous, car il n'est plus payé "à la chaîne".

Détail : Actuellement, pour bien gagner sa vie, un médecin libéral doit multiplier les consultations rapides. En supprimant la tarification à l'acte au profit d'un salaire fixe de haut niveau, nous permettons au soignant de se concentrer sur la qualité du diagnostic et le rapport humain. C'est une médecine préventive plutôt qu'une médecine d'abattage.

�� Pourquoi supprimer les ARS et confier la direction des hôpitaux aux médecins ?

Réponse rapide : Pour mettre fin à la "gestion comptable" de la santé et redonner le pouvoir à ceux qui soignent.

Détail : Les Agences Régionales de Santé (ARS) sont devenues des machines bureaucratiques qui ferment des lits pour des raisons budgétaires. Nous remplaçons cette gestion administrative par une direction médicale. À l'hôpital, ce ne sont plus des gestionnaires sortis d'écoles de commerce qui décideront, mais des médecins-directeurs, dont la priorité est le soin et non la rentabilité.

�� Comment financer l'autonomie financière des étudiants en médecine ? Réponse rapide : Par la suppression des mutuelles privées et la nationalisation de la protection sociale.

Détail : En remplaçant le système complexe des mutuelles privées (qui coûtent cher en frais de gestion et en publicité) par une mutuelle publique unique, nous réalisons des économies massives. Ces fonds permettront de rémunérer les étudiants dès l'externat, rendant les études accessibles aux enfants des classes populaires et non plus seulement aux familles aisées.

�� Les médecins ne vont-ils pas fuir ce nouveau statut de fonctionnaire ?

Réponse rapide : Non, car nous valorisons le médecin comme un "pilier de la patrie" avec des conditions de travail radicalement meilleures. Détail : Beaucoup de jeunes médecins font des "burn-out" à cause de la gestion administrative de leur cabinet. Le corps public les libère de cette charge : ils ne font plus que de la médecine. Avec un salaire attractif, une protection sociale complète et une reconnaissance sociale forte, ce statut deviendra un modèle d'excellence.

�� Est-ce que ce système ne va pas créer des listes d'attente interminables comme au Royaume-Uni ?

Réponse rapide : Au contraire. Le problème britannique vient du sous-financement chronique. Notre projet prévoit un investissement massif et une organisation verticale efficace sans les blocages administratifs actuels.

Détail : Le système anglais (NHS) souffre d'une bureaucratie énorme. En supprimant les ARS et en confiant la direction aux médecins, nous supprimons les intermédiaires qui ralentissent les soins. De plus, en recrutant des infirmiers et aides à domicile dans ce même corps public, nous créons une chaîne de soins fluide qui évite l'engorgement des urgences.

�� Pourquoi supprimer les mutuelles privées ? Cela ne va-t-il pas coûter plus cher ?

Réponse rapide : Non, cela coûtera moins cher aux citoyens. Les mutuelles privées dépensent des fortunes en marketing et en dividendes ; la mutuelle publique consacre chaque euro aux soins.

Détail : Aujourd'hui, une partie de vos cotisations sert à payer des publicités à la télévision et les sièges sociaux des assureurs. En fusionnant tout dans une mutuelle publique unique, nous supprimons ces frais de gestion inutiles. C'est le principe de la "Sécurité Sociale intégrale" : une seule carte, un seul guichet, et une prise en charge à 100 %.

�� Qu'est-ce que le "contrôle citoyen" sur les déclarations d'intérêt des médecins ? Réponse rapide : C'est la garantie d'une médecine totalement indépendante des lobbies pharmaceutiques.

Détail : Pour restaurer la confiance entre le peuple et la médecine, la transparence doit être totale. Tout médecin membre du corps public verra ses liens avec l'industrie (cadeaux, invitations, contrats de recherche privés) affichés sur un site public. Un médecin payé par l'État doit servir l'intérêt du patient, et non les intérêts des grands laboratoires.

�� Comment fonctionnera le "service public de transport des malades" ?

Réponse rapide : C'est un service de transport dédié pour que l'éloignement géographique ne soit plus un obstacle aux soins.

Détail : Dans les zones rurales, beaucoup renoncent aux soins parce qu'ils ne peuvent plus conduire ou n'ont pas de proches pour les emmener. Ce service public (ambulances et véhicules sanitaires légers d'État) garantira que chaque citoyen, même sans voiture, puisse se rendre à ses rendez-vous médicaux ou à l'hôpital gratuitement et dignement.

Suggestions (0)

💡 Afin de proposer un amendement ou d'améliorer l'idée initiale, vous pouvez laisser une suggestion ci-dessous (limitée à une seule par personne).