Doublement des budgets d’enseignement et de recherche
Le doublement des budgets de recherche et d’enseignement est une mesure phare du pilier « Investir » du Projet. Cette ambition vise à faire des secteurs de l'instruction et de la science les moteurs de la souveraineté nationale et de la dignité retrouvée. Voici les détails précis et les mécanismes de financement de cette mesure :
1\. Le financement par la suppression du CIR Le levier principal pour financer ce renforcement budgétaire est la suppression du Crédit d’Impôt Recherche (CIR). Actuellement, ce dispositif bénéficie largement au secteur privé, mais le projet propose de réorienter ces fonds directement vers les structures publiques pour garantir une recherche fondamentale et appliquée indépendante des logiques marchandes.
- 2\. Augmentations immédiates et ciblées Le projet prévoit une montée en puissance rapide des moyens financiers :
- Doublement du budget du CNRS : C'est l'objectif central pour la recherche fondamentale.
- Augmentation immédiate de 30 % : Cette hausse s'applique aux budgets de toutes les structures universitaires et de recherche publiques françaises.
- Valorisation des personnels : Au-delà des chiffres, le projet refuse la simple « revalorisation » pour parler de « consécration » des chercheurs et enseignants, afin qu'ils redeviennent les piliers et la fierté du pays.
- 3\. Une recherche au service de la souveraineté L'investissement massif n'est pas seulement budgétaire, il est stratégique. Les fonds supplémentaires doivent permettre de :
- Recréer des géants nationaux : Développer des équivalents locaux aux « mastodontes » numériques (GAFAM) et industriels étrangers.
- Souveraineté sanitaire : Créer un pôle public de recherche universitaire national rattaché à une future industrie pharmaceutique publique.
- Libre accès : Imposer une politique de diffusion de la recherche nationale en libre accès (Open Access) pour briser l'oligopole de l'édition scientifique privée.
- 4\. Liens avec l'enseignement supérieur Le renforcement des moyens de recherche est indissociable d'une refonte de l'université :
- Fin de la logique concurrentielle : Les universités doivent oublier les logiques marchandes pour se concentrer sur l'universel.
- Allocation d'études universelle : Le projet prévoit une allocation de 600 € par mois pour chaque étudiant (pendant 36 mois), financée séparément pour garantir que les études dans les établissements publics soient accessibles à tous.
�� Comment pouvons-nous doubler de tels budgets sans creuser la dette ?
Réponse rapide : En arrêtant de subventionner la recherche privée sans retour sur investissement. La suppression du Crédit Impôt Recherche (CIR) permet de récupérer environ 7 milliards d'euros\* par an pour les réinjecter directement dans le public.
Détail : Le CIR est aujourd'hui un effet d'aubaine pour les grandes entreprises qui s'en servent pour optimiser leur fiscalité sans forcément créer d'innovation en France. En basculant ces fonds vers le CNRS et les Universités, nous finançons une recherche qui appartient au peuple français et dont les brevets resteront propriété de l'État.
*\*Source (Le Monde) : Le crédit d’impôt recherche, une niche fiscale à 7 milliards d’euros dans le viseur du gouvernement* �� Pourquoi augmenter de 30 % les budgets universitaires immédiatement ?
Réponse rapide : Pour mettre fin à la dégradation des conditions d'études et de travail qui paralyse nos facultés.
Détail : Amphis bondés, bâtiments vétustes, manque de matériel... nos universités sont à bout de souffle. Cette hausse de 30 % est un plan d'urgence pour recruter des enseignants, rénover les infrastructures et redonner aux chercheurs les moyens de leurs ambitions sans qu'ils passent 50 % de leur temps à chercher des financements privés. �� Quel est l'intérêt d'une industrie pharmaceutique publique liée à la recherche ?
Réponse rapide : Pour ne plus dépendre des laboratoires privés pour nos médicaments essentiels et nos vaccins.
Détail : Actuellement, la recherche publique découvre souvent des molécules que les laboratoires privés rachètent pour faire du profit. En liant la recherche universitaire à une industrie pharmaceutique publique, nous créons une filière complète : de la découverte en laboratoire à la production en usine. Les médicaments seront produits à prix coûtant, garantissant la fin des pénuries.
�� Pourquoi proposer une allocation d'études de 600 € par mois ?
Réponse rapide : Pour que plus aucun étudiant ne soit obligé de travailler à côté de ses études, ce qui est la première cause d'échec.
Détail : Faire des études est un investissement pour la nation. Cette allocation universelle de 600 € (pendant 3 ans) permet à chaque jeune, peu importe le revenu de ses parents, de se consacrer à 100 % à son apprentissage. C'est le prix de la méritocratie réelle et de l'égalité des chances.
�� Est-ce que doubler le budget suffira à arrêter la "fuite des cerveaux" vers l'étranger ?
Réponse rapide : L'argent ne fait pas tout, mais il est la condition *sine qua non*. En offrant des salaires compétitifs et surtout des moyens techniques de pointe, la France redeviendra une terre d'accueil pour les génies du monde entier.
Détail : Nos chercheurs partent aux USA ou en Allemagne car ils n'ont pas de budgets pour leurs laboratoires et croulent sous la paperasse. En consacrant les chercheurs comme piliers de la nation, avec des carrières stables (fin de la précarité des contrats courts), nous créons un environnement où la seule priorité est la découverte. La France doit être le pays où l'on a les meilleures conditions mondiales pour chercher.
�� Pourquoi supprimer le Crédit Impôt Recherche (CIR) au lieu de simplement le réformer ?
Réponse rapide : Parce que le CIR est devenu une "niche fiscale" incontrôlable. 7 milliards d'euros sont distribués chaque année, et la Cour des comptes elle-même a souligné son efficacité douteuse sur l'innovation réelle\*.
Détail : Les grandes entreprises utilisent souvent le CIR pour financer des activités qui ne sont pas de la recherche (marketing, ingénierie de routine). En reprenant cet argent pour le donner aux organismes publics comme l'INSERM ou le CNRS, l'État s'assure que chaque euro sert réellement à repousser les frontières du savoir, et non à optimiser les bilans comptables des multinationales.
*Source : Le crédit d'impôt recherche : une dépense fiscale importante, une efficacité difficile à évaluer (Septembre 2021\)*
�� Avec l'allocation de 600 €, ne craint-on pas une explosion du nombre d'étudiants sans débouchés ?
Réponse rapide : Non, car cette allocation est couplée à une exigence de mérite et à une orientation stratégique vers les besoins de la nation.
Détail : L'allocation n'est pas un "salaire à vie", c'est un investissement de 36 mois pour permettre la réussite. Elle est liée à la présence et aux résultats. En parallèle, nous renforçons l'orientation vers les filières stratégiques (industrie, santé, énergie, numérique) pour que ces diplômés deviennent les cadres de la reconstruction industrielle prévue par le Projet. �� Qu'est-ce que la politique de "Libre Accès" (Open Access) ?
Réponse rapide : C'est la fin du racket des revues scientifiques privées qui font payer l'accès à des savoirs financés par vos impôts.
Détail : Aujourd'hui, l'État paie des chercheurs, puis doit repayer des abonnements très chers à des éditeurs privés pour lire leurs résultats. Nous imposerons que toute recherche financée par le public soit gratuite et accessible à tous. Le savoir est un bien commun, pas une marchandise.